• Bannière #4 de l'Institut des sciences cognitives

Auteur : audiovisuel40877

Isabelle Mahy – Communication humaine, changement émergent et innovation sociale à la rencontre des sciences cognitives

Conférencière

Isabelle Mahy, du Département de communication sociale et publique de l’UQAM
vendredi 11 mars 2016, 15h00, DS-1950.

Détails: http://www.evenements.uqam.ca/detail/677552-communication-humaine-changement-emergent-et-innovation-sociale-a-la-rencontre-des-sciences-cognitives

Ancrés dans une épistémologie de la complexité, mes travaux portent sur le changement de nature émergente, aussi bien personnel que collectif. J’étudie l’expérience sensible, explorant la présence attentive, l’apprentissage expérientiel, l’expression sensible par la créativité et la création artistique, ainsi que les pratiques participatives d’innovation sociale mobilisant l’intelligence collective. Je ferai un survol de ces différents points en montrant ce qui les relie et en proposant quelques questions exploratoires d’ordre théorique et pratique.

William J. Clancey – Projecting Ourselves into Space: The Embodied Experience of Exploring Mars through Robotic Laboratories

CONFÉRENCIER : William J. Clancey, Ph.D., Florida Institute for Human and Machine Cognition (Pensacola, USA)

vendredi 8 avril 2016, 15h00, salle DS-1950.

détails: http://www.evenements.uqam.ca/detail/680451-projecting-ourselves-into-space-the-embodied-experience-of-exploring-mars-through-robotic-laboratories

For over a decade planetary scientists have been conducting field work on Mars using mobile robotic laboratories. “Rovers” are programmed to acquire and analyze samples, take photographs, and apply instruments for spectral molecular and atomic analysis. The rovers return data that is interpreted and used to plan ongoing investigation of the landscape. The missions require working through consensus in large groups, publicly and systematically studying a landscape over months and years—without personally being able to move, look about, and manipulate materials. How does the design of a robotic laboratory enable successfully doing field science on another planet without being physically present? How does the sociotechnical system of roles, tools, processes keep the scientists engaged? A comparative ethnographic study, relating Mars Exploration Rover operations to field expeditions on Earth, reveals that rover’s design enables an experience of virtual presence on Mars and serves as a multidisciplinary collaboration tool. Integrating stereo vision with other instruments and sampling tools, the sociotechnical system is designed to facilitate the scientists’ imaginative projection into the body of the rover—an embodied experience of being on Mars. Rather than the “robotic geologist” replacing the scientists, the system design necessarily enables imagining possibilities for action (moving, analyzing, manipulating), which gives the scientists agency. In practice, the rover is a physical surrogate that augments human cognition, facilitating a new kind of field science. Ironically, the robot then becomes the focal hero of the story, personifying the scientists’ shared and largely anonymous efforts.

The video is available.

Philippe Schlenker – Les sens visibles : signes vs. gestes

Conférencier

Philippe Schlenker
Directeur de recherche à l’Institut Jean Nicod, CNRS
Professeur associé, New York University

Vendredi 6 mai 2016, 15h00
Local DS-1950 du Pavillon J.-A. DeSève
320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri-UQAM

Résumé

L’analyse de la sémantique des langues signées a récemment conduit à deux résultats principaux. En premier lieu,  les langues signées rendent parfois visibles certaines propriétés fondamentales de la ‘Forme Logique’ des phrases. Ainsi les ‘locus’ des langues signées (= positions correspondant aux référents de discours dans l’espace de signation) sont-ils parfois des réalisations des ‘indices’ formels (= variables logiques) postulés par les syntacticiens et les sémanticiens des langues orales, avec cette différence que ces indices sont non-prononcés en langues orales, alors que les locus sont visibles. En second lieu, les langues signées sont à certains égards plus expressives que langues orales, car l’iconicité peut y jouer un rôle important, y compris dans leur coeur logique. Cette observation s’applique à la sémantique des locus eux-mêmes, qui peuvent fonctionner *à la fois* comme variables logiques et comme images simplifiées de leurs dénotations. Cette plus grande expressivité des langues signées peut conduire à deux conclusions. La première est que le pouvoir expressif de la ‘Sémantique Universelle’ ne peut être étudié pleinement qu’au sein des langues signées. La seconde est que les langues orales ont peut-être des mécanismes expressif comparables, mais uniquement quand les gestes co-verbaux sont pris en compte (Goldin-Meadow and Brentari 2015). Pour rendre ce débat plus précis, il est essentiel de comparer une sémantique avec iconicité pour les langues signées à une sémantique avec gestes co-verbaux pour les langues orales. Nous esquisserons une telle comparaison, en nous attachant particulièrement au statut assertif ou non-assertif des enrichissements iconiques dans chaque modalité.

Articles pertinents :

Sign Language Semantics: http://ling.auf.net/lingbuzz/002447

Gesture Semantics: http://ling.auf.net/lingbuzz/002645

Sign vs. gesture comparison [summary]: http://ling.auf.net/lingbuzz/002768

Julien Doyon – Substrats neuro-anatomiques et corrélats neuro-physiologiques associés à l’apprentissage et consolidation d’habiletés motrices

Conférencier

Julien Doyon,
Professeur titulaire au Département de psychologie de l’Université de Montréal

 

Vendredi 15 avril 2016, 15h00
Local DS-1950 du Pavillon J.-A. DeSève
320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri-UQAM

Résumé

Lors de cette conférence, je discuterai des substrats anatomiques impliqués, et particulièrement du rôle primordial que joue le système cortico-striatal et la moelle épinière, dans l’apprentissage d’habiletés motrices. Je résumerai ensuite nos travaux portant sur la contribution du sommeil dans la consolidation de ce type de mémoire procédurale.

Détails: http://www.evenements.uqam.ca/detail/641347-substrats-neuro-anatomiques-et-correlats-neuro-physiologiques-associes-a-lrapprentissage-et-consolidation-drhabiletes-motrices

La vidéo de la conférence est disponible.

Johanne Saint-Charles et Pierre Mongeau – Interactions entre réseaux sociaux et réseaux sociosémantique

Johanne Saint-Charles et Pierre Mongeau

Département de communication sociale et publique

Vendredi 4 décembre 2015

DS-3470

Résumé:

L’idée que les relations sociales et le discours des personnes contribuent simultanément au partage des savoirs et de la culture, ainsi qu’à la structuration et à la cohésion des communautés n’est pas nouvelle. Toutefois, le soutien empirique montrant l’articulation entre relations sociales et discours demeure limité. L’approche que nous proposons pour pallier à cette limite implique la mobilisation conjointe des théories et méthodes de l’analyse des réseaux sociaux et de l’analyse des réseaux sociosémantiques. Les résultats d’une étude réalisée sur le leadership émergent dans des groupes restreints nous permettront d’illustrer certains des apports de l’étude conjointe des réseaux de relations entre les personnes (amitié, collaboration, confiance, etc.) et de la similarité de leur discours (utilisation de mots ou thèmes similaires). Nous soulèverons aussi les défis théoriques et méthodologiques posés par cette approche et les pistes pour les surmonter.

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Adele E. Goldberg – Explain me this: Learning what not to say

Explain me this: Learning what not to say

(previously announced as “Meaningful construction”)

Adele E. Goldberg

Princeton University

20 novembre 2015 à 15h. DS-1950

How do we use language creatively to describe the open-ended array of contexts we encounter?   While linguistic and psycholinguistic theories have commonly assumed that words with fixed-in-advance meanings are the key conveyers of content, this presentation brings together linguistic, behavioral, and neural evidence that combine to demonstrate that formal constructions that combine words into sentences help to shape the interpretation of utterances.

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David Lewkowicz – The Development of Multisensory Perception in Infancy and Beyond

David Lewkowicz
Northeastern University

Child Development Lab

The Development of Multisensory Perception in Infancy & Beyond

25 septembre 2015 à 15h

au local SU-1550
du Pavillon Adrien Pinard (100, rue Sherbrooke Ouest)

Cette conférence est organisée conjointement avec NeuroQAM et le Centre de recherche sur le langage et le cerveau, CRLEC.

Luc-Alain Giraldeau – La cognition animale: apprendre seul et en groupe

Luc-Alain Giraldeau, Département des sciences biologiques, UQAM

25 septembre à 15h au DS-1950

Il suffit de parcourir les thèmes abordés dans les conférences passées de l’ISC pour constater que ses préoccupations cognitives sont presqu’exclusivement humaines. Dans ce contexte, parler de cognition animale pourra sans doute en étonner plusieurs. Pourtant, si l’on admet que la cognition est essentiellement un phénomène d’assimilation, de transformation et de mémorisation d’information dans un système nerveux en vue de son éventuel usage au cours des activités comportementales, alors tous les animaux dotés de systèmes nerveux possèdent forcément des systèmes de cognition. Mais quel intérêt cela peut-il avoir pour la cognition humaine ?

Un part importante de l’intérêt pour la cognition tant humaine qu’animale repose sur une logique d’habileté cognitive, on a ou on n’a pas telle capacité. J’ai développé une approche fondée sur la décision plutôt que l’habileté ; l’animal décide ou non d’exprimer un système cognitif. Par exemple, ce n’est pas tant qu’il est incapable d’apprendre, mais bien que dans la situation donnée, il choisi de ne pas le faire. J’illustre mon approche avec des exemples d’apprentissage solitaire et en groupe. Le pari est que cette approche pourrait éclairer la recherche sur la cognition humaine.

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Yrjö Engeström – Concept formation in the wild

Yrjö Engeström

Center for Research on Activity, Development and Learning CRADLE

University of Helsinki

Concept formation has traditionally been seen as a process in which individual learners acquire well-defined scientific concepts determined by the curriculum. However, in the work practices of today’s organizations and professions, concept formation is increasingly a challenge of making collective sense of ill-defined phenomena. Concept formation is therefore becoming an open-ended creative endeavor characterized by uncertainty, debate, and grounding in material objects, artifacts, and bodies. We may call it concept formation in the wild (Engeström & Sannino, 2012), or as Greeno (2012) suggests, formation of functional concepts.

Functional concepts embedded in collective activities are typically polyvalent, contested and contradictory. They carry ethical and ideological challenges and visions. They are often “loose” (Löwy, 1992) and generate surprising manifestations. They cannot be easily defined and put to rest as categories in a dictionary. Yet we need functional concepts as tools, which makes it necessary that we try to fix and stabilize them, at least temporarily. Formal-logical notions of a concept are not sufficient for the understanding of functional concepts.

Three examples of functional concepts with which we are currently working in my research group will be analyzed. These are (a) the concept of a large wooden fishing boat built at the Bay of Bengal in India, demonstrating how a material product may become a concept in and for itself, (b) the concept of integrated pest management or IPM as it is shaped and implemented among greenhouse vegetable growers in western Finland, and (c) the concept of sustainable mobility as it is constructed and implemented among the workers and clients of home care for the elderly in Helsinki, Finland.

Vygotsky emphasized the verbal, language-bound character of concepts. On the other hand, researchers have shown that already preschool children are capable of key actions of theoretical thinking, namely experimentation and modeling, using material artifacts and visual images. Our own work (Engeström, Nummijoki & Sannino, 2012) points toward the great potential of physical movement and bodily sensation in the formation of theoretical functional concepts. Concept formation in the wild is a longitudinal, multi-phased process in which different mediating artifacts take center stage in different phases. In concept formation in the wild externally very different artifact modalities may serve the same epistemic function, and vice versa, similar artifact modalities may serve very different epistemic functions. The robustness and survival of a collective functional concept depends on the interweaving of multiple complementary modalities and multiple types of epistemic function.

I will examine the three empirical cases through three key questions, namely: (1) What epistemic question does the functional concept answer? (2) Through what kind of interactional and cognitive work is this functional concept formed? (3) What artifactual resources are used in the formation of the conept? The examination will lead to a proposal for a hierarchical typology of functional concepts, ranging from highly context-bound prototype concepts to generative germ-cell concepts.

 

Julien Mercier – À la recherche de la pierre de Rosette des neurosciences éducationnelles

10 avril à 15h00 au DS-1950 

À la recherche de la pierre de Rosette des neurosciences éducationnelles

Julien Mercier, Département d’éducation et formation spécialisée, UQAM

Des mesures psychophysiologiques, incluant l’imagerie cérébrale, peuvent complémenter les données comportementales dans l’étude de l’apprentissage. Alors que des innovations techniques récentes permettent de recueillir des données multi-canaux inédites, des développements théoriques concernant l’affectivité et la cognition dans l’apprentissage sont de plus en plus nécessaires. Quel est le concept qui permettra de relier le fonctionnement cérébral et psychophysiologique avec l’apprentissage tel qu’il se déroule dans une salle de classe?

Julien Mercier est professeur et directeur de NeuroLab, le laboratoire de neurosciences éducationnelles de l’UQAM récemment financé par la Fondation Canadienne pour l’Innovation. Il dirige aussi le CSLP-UQAM, une antenne du Center for the Study of Learning and Performance de Concordia.

Spécialisé en sciences cognitives appliquées, sa carrière s’articule autour de l’optimisation des interactions interpersonnelles ou apprenant-ordinateur au service de l’apprentissage. Ses recherches intègrent les neurosciences affectives et cognitives dans l’étude de l’apprentissage et pourraient mener à l’établissement d’une branche des neurosciences éducationnelles concernant les situations multi-agents. Ses intérêts actuels convergent dans l’étude de la métacognition, de la cognition et de l’affect dans une double perspective comportementale et psychophysiologique. Globalement, ses recherches ont contribué à la compréhension des possibilités et limites de l’apprenant lorsque celui-ci est placé, individuellement ou en équipe, dans des situations d’apprentissage impliquant des processus et des connaissances complexes. Ces contextes d’apprentissage comportent à l’occasion l’utilisation des technologies, notamment de systèmes tutoriels.

 

Institut des sciences cognitives

Fondé en 2003, l'Institut des Sciences Cognitives de l'UQAM vise à favoriser la recherche et le développement de compétences dans le domaine des sciences cognitives, à en partager les connaissances, à faciliter les échanges interdisciplinaires et à animer la communauté locale.

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