• Bannière #5 de l'Institut des sciences cognitives

2015

Johanne Saint-Charles et Pierre Mongeau – Interactions entre réseaux sociaux et réseaux sociosémantique

Johanne Saint-Charles et Pierre Mongeau

Département de communication sociale et publique

Vendredi 4 décembre 2015

DS-3470

Résumé:

L’idée que les relations sociales et le discours des personnes contribuent simultanément au partage des savoirs et de la culture, ainsi qu’à la structuration et à la cohésion des communautés n’est pas nouvelle. Toutefois, le soutien empirique montrant l’articulation entre relations sociales et discours demeure limité. L’approche que nous proposons pour pallier à cette limite implique la mobilisation conjointe des théories et méthodes de l’analyse des réseaux sociaux et de l’analyse des réseaux sociosémantiques. Les résultats d’une étude réalisée sur le leadership émergent dans des groupes restreints nous permettront d’illustrer certains des apports de l’étude conjointe des réseaux de relations entre les personnes (amitié, collaboration, confiance, etc.) et de la similarité de leur discours (utilisation de mots ou thèmes similaires). Nous soulèverons aussi les défis théoriques et méthodologiques posés par cette approche et les pistes pour les surmonter.

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Adele E. Goldberg – Explain me this: Learning what not to say

Explain me this: Learning what not to say

(previously announced as “Meaningful construction”)

Adele E. Goldberg

Princeton University

20 novembre 2015 à 15h. DS-1950

How do we use language creatively to describe the open-ended array of contexts we encounter?   While linguistic and psycholinguistic theories have commonly assumed that words with fixed-in-advance meanings are the key conveyers of content, this presentation brings together linguistic, behavioral, and neural evidence that combine to demonstrate that formal constructions that combine words into sentences help to shape the interpretation of utterances.

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David Lewkowicz – The Development of Multisensory Perception in Infancy and Beyond

David Lewkowicz
Northeastern University

Child Development Lab

The Development of Multisensory Perception in Infancy & Beyond

25 septembre 2015 à 15h

au local SU-1550
du Pavillon Adrien Pinard (100, rue Sherbrooke Ouest)

Cette conférence est organisée conjointement avec NeuroQAM et le Centre de recherche sur le langage et le cerveau, CRLEC.

Luc-Alain Giraldeau – La cognition animale: apprendre seul et en groupe

Luc-Alain Giraldeau, Département des sciences biologiques, UQAM

25 septembre à 15h au DS-1950

Il suffit de parcourir les thèmes abordés dans les conférences passées de l’ISC pour constater que ses préoccupations cognitives sont presqu’exclusivement humaines. Dans ce contexte, parler de cognition animale pourra sans doute en étonner plusieurs. Pourtant, si l’on admet que la cognition est essentiellement un phénomène d’assimilation, de transformation et de mémorisation d’information dans un système nerveux en vue de son éventuel usage au cours des activités comportementales, alors tous les animaux dotés de systèmes nerveux possèdent forcément des systèmes de cognition. Mais quel intérêt cela peut-il avoir pour la cognition humaine ?

Un part importante de l’intérêt pour la cognition tant humaine qu’animale repose sur une logique d’habileté cognitive, on a ou on n’a pas telle capacité. J’ai développé une approche fondée sur la décision plutôt que l’habileté ; l’animal décide ou non d’exprimer un système cognitif. Par exemple, ce n’est pas tant qu’il est incapable d’apprendre, mais bien que dans la situation donnée, il choisi de ne pas le faire. J’illustre mon approche avec des exemples d’apprentissage solitaire et en groupe. Le pari est que cette approche pourrait éclairer la recherche sur la cognition humaine.

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Yrjö Engeström – Concept formation in the wild

Yrjö Engeström

Center for Research on Activity, Development and Learning CRADLE

University of Helsinki

Concept formation has traditionally been seen as a process in which individual learners acquire well-defined scientific concepts determined by the curriculum. However, in the work practices of today’s organizations and professions, concept formation is increasingly a challenge of making collective sense of ill-defined phenomena. Concept formation is therefore becoming an open-ended creative endeavor characterized by uncertainty, debate, and grounding in material objects, artifacts, and bodies. We may call it concept formation in the wild (Engeström & Sannino, 2012), or as Greeno (2012) suggests, formation of functional concepts.

Functional concepts embedded in collective activities are typically polyvalent, contested and contradictory. They carry ethical and ideological challenges and visions. They are often “loose” (Löwy, 1992) and generate surprising manifestations. They cannot be easily defined and put to rest as categories in a dictionary. Yet we need functional concepts as tools, which makes it necessary that we try to fix and stabilize them, at least temporarily. Formal-logical notions of a concept are not sufficient for the understanding of functional concepts.

Three examples of functional concepts with which we are currently working in my research group will be analyzed. These are (a) the concept of a large wooden fishing boat built at the Bay of Bengal in India, demonstrating how a material product may become a concept in and for itself, (b) the concept of integrated pest management or IPM as it is shaped and implemented among greenhouse vegetable growers in western Finland, and (c) the concept of sustainable mobility as it is constructed and implemented among the workers and clients of home care for the elderly in Helsinki, Finland.

Vygotsky emphasized the verbal, language-bound character of concepts. On the other hand, researchers have shown that already preschool children are capable of key actions of theoretical thinking, namely experimentation and modeling, using material artifacts and visual images. Our own work (Engeström, Nummijoki & Sannino, 2012) points toward the great potential of physical movement and bodily sensation in the formation of theoretical functional concepts. Concept formation in the wild is a longitudinal, multi-phased process in which different mediating artifacts take center stage in different phases. In concept formation in the wild externally very different artifact modalities may serve the same epistemic function, and vice versa, similar artifact modalities may serve very different epistemic functions. The robustness and survival of a collective functional concept depends on the interweaving of multiple complementary modalities and multiple types of epistemic function.

I will examine the three empirical cases through three key questions, namely: (1) What epistemic question does the functional concept answer? (2) Through what kind of interactional and cognitive work is this functional concept formed? (3) What artifactual resources are used in the formation of the conept? The examination will lead to a proposal for a hierarchical typology of functional concepts, ranging from highly context-bound prototype concepts to generative germ-cell concepts.

 

Julien Mercier – À la recherche de la pierre de Rosette des neurosciences éducationnelles

10 avril à 15h00 au DS-1950 

À la recherche de la pierre de Rosette des neurosciences éducationnelles

Julien Mercier, Département d’éducation et formation spécialisée, UQAM

Des mesures psychophysiologiques, incluant l’imagerie cérébrale, peuvent complémenter les données comportementales dans l’étude de l’apprentissage. Alors que des innovations techniques récentes permettent de recueillir des données multi-canaux inédites, des développements théoriques concernant l’affectivité et la cognition dans l’apprentissage sont de plus en plus nécessaires. Quel est le concept qui permettra de relier le fonctionnement cérébral et psychophysiologique avec l’apprentissage tel qu’il se déroule dans une salle de classe?

Julien Mercier est professeur et directeur de NeuroLab, le laboratoire de neurosciences éducationnelles de l’UQAM récemment financé par la Fondation Canadienne pour l’Innovation. Il dirige aussi le CSLP-UQAM, une antenne du Center for the Study of Learning and Performance de Concordia.

Spécialisé en sciences cognitives appliquées, sa carrière s’articule autour de l’optimisation des interactions interpersonnelles ou apprenant-ordinateur au service de l’apprentissage. Ses recherches intègrent les neurosciences affectives et cognitives dans l’étude de l’apprentissage et pourraient mener à l’établissement d’une branche des neurosciences éducationnelles concernant les situations multi-agents. Ses intérêts actuels convergent dans l’étude de la métacognition, de la cognition et de l’affect dans une double perspective comportementale et psychophysiologique. Globalement, ses recherches ont contribué à la compréhension des possibilités et limites de l’apprenant lorsque celui-ci est placé, individuellement ou en équipe, dans des situations d’apprentissage impliquant des processus et des connaissances complexes. Ces contextes d’apprentissage comportent à l’occasion l’utilisation des technologies, notamment de systèmes tutoriels.

 

Kristen Syrett – Where do we point the finger? Identifying obstacles to verb learning, and how to overcome them

Dans le cadre de la Journée de la pragmatique l’ISC présente:

Where do we point the finger? Identifying obstacles to verb learning, and how to overcome them

Kristen Syrett
Rutgers, The State University of New Jersey–New Brunswick

Vendredi 27 mars 2015 à 15h

DS-1950

Young children the world over appear to expect that a verb presented in a transitive frame surrounded by nouns maps onto a causative meaning and is best associated with an event involving an agent and a patient. At the same time, however, they struggle when a verb appears in an intransitive frame in which two conjoined nouns occupying the subject position. This contrast in performance between the two syntactic environments has been replicated time and again across labs, and has led some researchers to conclude that the fault lies in children’s underdeveloped syntactic representations or in the heuristics they deploy to assign semantic roles to a verb’s arguments. However, I will present the results of a set of word learning studies demonstrating that not only do adults also flounder when presented with a novel verb in an intransitive frame, but when children are provided with semantic support for the form-meaning mapping in the form of an additional informative lexical item or distributional evidence concerning the intended interpretation of the syntactic frame in the discourse, they fare much better with the intransitive frame. These findings suggest that the problem may not be an immature grammar, but rather a lack of sufficient information to narrow down the hypothesis space. Verb learning thus calls upon children’s syntactic, semantic, and pragmatic knowledge, and when these aspects of the linguistic system work in concert, mapping form to meaning is facilitated.

Institut des sciences cognitives

Fondé en 2003, l'Institut des Sciences Cognitives de l'UQAM vise à favoriser la recherche et le développement de compétences dans le domaine des sciences cognitives, à en partager les connaissances, à faciliter les échanges interdisciplinaires et à animer la communauté locale.

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