• Bannière #3 de l'Institut des sciences cognitives

2016

Signy Sheldon – Hippocampal contributions to memory and mental construction

Conférencière :

Signy Sheldon, PhD, du département de psychologie de l’Université McGill

Vendredi 28 octobre 2016, 15h00
Local SU-1550
UQAM, Pavillon Adrien-Pinard
100, rue Sherbrooke Ouest, Montréal

Résumé :  (Notez que cette conférence sera donnée en anglais)

The hippocampus is a critical brain structure for remembering our past. Current findings suggest that the hippocampus is recruited differently depending on the way we retrieve past event information. Other work has shown that hippocampal processes contribute to tasks outside the domain of remembering. In this talk, I will discuss neuroimaging evidence to support the idea that differences in the way information is retrieved is reflected in how we recruit particular subregions of the hippocampus. I will also discuss findings that suggest that the hippocampal processes that are needed for autobiographical memory are not exclusive to remembering, but contribute to a number of goal-oriented tasks. Finally, I will address a major question in autobiographical memory research by indicating how individual differences in approaches to remembering relate to underlying neurocognitive processes. Together, these experiments advocate for a view of the hippocampus as part of a flexible neural network that helps us recover information in different ways.

RSVP à isc@uqam.ca avant le 26 octobre

Bryce Huebner – Metacognition and Macrocognition

Conférencier :

Bryce Huebner
Associate Professor
Department of Philosophy
Georgetown University

Vendredi 21 octobre 2016, 15h00
Local DS-3470 du Pavillon J.-A. DeSève
320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri-UQAM

Résumé

We represent ourselves as possessing explicit and determinate mental states: I believe Montréal is a great city; I want a cup of coffee; and I want to give an interesting talk. We also represent one another as having mental states of this sort. But why do we do this? In this talk, I will explore one plausible answer to this question, and I will suggest that it opens up intriguing possibilities for thinking and acting together. I will begin by arguing that human minds traffic in two fundamentally distinct kinds of representations. We use error-driven learning mechanisms to construct increasingly accurate maps of our evaluative landscape; and we use linguistically-structured representations to broadcast our commitments to shared understandings of the world we inhabit, and to engage in acts of supra-personal cognitive control (Shea et al 2014). Engaging in acts of explicit metacognition forces us to highlight particular aspects of our evaluative maps, as there is no neat mapping between shared linguistic practices and individual evaluative maps. But just as importantly, representing mental states explicitly allows us to broadcast our current state, in ways that provide shared materials for broadening and revising our understanding of the world (both individually and collectively).

(Notez que cette conférence sera donnée en anglais)

 

RSVP à isc@uqam.ca avant le 19 octobre

Isabelle Soulières – Cerveau autiste : des processus de raisonnement atypiques

Conférencière

Isabelle Soulières
Professeure au département de psychologie de l’UQAM
Chercheure au Centre de recherche du CIUSSS du nord de l’île, Hôpital Rivière-des-Prairies

Vendredi 23 septembre 2016, 15h00
Local DS-3470 du Pavillon J.-A. DeSève
320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri-UQAM

Résumé

Les personnes autistes ont des performances en raisonnement abstrait qui sont beaucoup mieux que ne le laisse croire leur niveau apparent d’intelligence et d’adaptation. Cela est également vrai des enfants autistes non verbaux. Quels sont les mécanismes cognitifs et cérébraux sous-jacents à ces habiletés en raisonnement? Dans des études en IRM sur le raisonnement fluide, on a montré une plus grande implication des régions cérébrales liées à la perception chez les personnes autistes que non-autistes. Plus la complexité du raisonnement augmente, et plus la communication entre ces régions et les lobes frontaux augmente chez les personnes autistes. Cela suggère une implication atypique des différents mécanismes de raisonnement chez les personnes autistes, avec un plus grand rôle des processus visuospatiaux.

RSVP à isc@uqam.ca avant le 22 septembre

 

La vidéo de la conférence est maintenant disponible.

Isabelle Mahy – Communication humaine, changement émergent et innovation sociale à la rencontre des sciences cognitives

Conférencière

Isabelle Mahy, du Département de communication sociale et publique de l’UQAM
vendredi 11 mars 2016, 15h00, DS-1950.

Détails: http://www.evenements.uqam.ca/detail/677552-communication-humaine-changement-emergent-et-innovation-sociale-a-la-rencontre-des-sciences-cognitives

Ancrés dans une épistémologie de la complexité, mes travaux portent sur le changement de nature émergente, aussi bien personnel que collectif. J’étudie l’expérience sensible, explorant la présence attentive, l’apprentissage expérientiel, l’expression sensible par la créativité et la création artistique, ainsi que les pratiques participatives d’innovation sociale mobilisant l’intelligence collective. Je ferai un survol de ces différents points en montrant ce qui les relie et en proposant quelques questions exploratoires d’ordre théorique et pratique.

William J. Clancey – Projecting Ourselves into Space: The Embodied Experience of Exploring Mars through Robotic Laboratories

CONFÉRENCIER : William J. Clancey, Ph.D., Florida Institute for Human and Machine Cognition (Pensacola, USA)

vendredi 8 avril 2016, 15h00, salle DS-1950.

détails: http://www.evenements.uqam.ca/detail/680451-projecting-ourselves-into-space-the-embodied-experience-of-exploring-mars-through-robotic-laboratories

For over a decade planetary scientists have been conducting field work on Mars using mobile robotic laboratories. “Rovers” are programmed to acquire and analyze samples, take photographs, and apply instruments for spectral molecular and atomic analysis. The rovers return data that is interpreted and used to plan ongoing investigation of the landscape. The missions require working through consensus in large groups, publicly and systematically studying a landscape over months and years—without personally being able to move, look about, and manipulate materials. How does the design of a robotic laboratory enable successfully doing field science on another planet without being physically present? How does the sociotechnical system of roles, tools, processes keep the scientists engaged? A comparative ethnographic study, relating Mars Exploration Rover operations to field expeditions on Earth, reveals that rover’s design enables an experience of virtual presence on Mars and serves as a multidisciplinary collaboration tool. Integrating stereo vision with other instruments and sampling tools, the sociotechnical system is designed to facilitate the scientists’ imaginative projection into the body of the rover—an embodied experience of being on Mars. Rather than the “robotic geologist” replacing the scientists, the system design necessarily enables imagining possibilities for action (moving, analyzing, manipulating), which gives the scientists agency. In practice, the rover is a physical surrogate that augments human cognition, facilitating a new kind of field science. Ironically, the robot then becomes the focal hero of the story, personifying the scientists’ shared and largely anonymous efforts.

The video is available.

Philippe Schlenker – Les sens visibles : signes vs. gestes

Conférencier

Philippe Schlenker
Directeur de recherche à l’Institut Jean Nicod, CNRS
Professeur associé, New York University

Vendredi 6 mai 2016, 15h00
Local DS-1950 du Pavillon J.-A. DeSève
320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri-UQAM

Résumé

L’analyse de la sémantique des langues signées a récemment conduit à deux résultats principaux. En premier lieu,  les langues signées rendent parfois visibles certaines propriétés fondamentales de la ‘Forme Logique’ des phrases. Ainsi les ‘locus’ des langues signées (= positions correspondant aux référents de discours dans l’espace de signation) sont-ils parfois des réalisations des ‘indices’ formels (= variables logiques) postulés par les syntacticiens et les sémanticiens des langues orales, avec cette différence que ces indices sont non-prononcés en langues orales, alors que les locus sont visibles. En second lieu, les langues signées sont à certains égards plus expressives que langues orales, car l’iconicité peut y jouer un rôle important, y compris dans leur coeur logique. Cette observation s’applique à la sémantique des locus eux-mêmes, qui peuvent fonctionner *à la fois* comme variables logiques et comme images simplifiées de leurs dénotations. Cette plus grande expressivité des langues signées peut conduire à deux conclusions. La première est que le pouvoir expressif de la ‘Sémantique Universelle’ ne peut être étudié pleinement qu’au sein des langues signées. La seconde est que les langues orales ont peut-être des mécanismes expressif comparables, mais uniquement quand les gestes co-verbaux sont pris en compte (Goldin-Meadow and Brentari 2015). Pour rendre ce débat plus précis, il est essentiel de comparer une sémantique avec iconicité pour les langues signées à une sémantique avec gestes co-verbaux pour les langues orales. Nous esquisserons une telle comparaison, en nous attachant particulièrement au statut assertif ou non-assertif des enrichissements iconiques dans chaque modalité.

Articles pertinents :

Sign Language Semantics: http://ling.auf.net/lingbuzz/002447

Gesture Semantics: http://ling.auf.net/lingbuzz/002645

Sign vs. gesture comparison [summary]: http://ling.auf.net/lingbuzz/002768

Julien Doyon – Substrats neuro-anatomiques et corrélats neuro-physiologiques associés à l’apprentissage et consolidation d’habiletés motrices

Conférencier

Julien Doyon,
Professeur titulaire au Département de psychologie de l’Université de Montréal

 

Vendredi 15 avril 2016, 15h00
Local DS-1950 du Pavillon J.-A. DeSève
320, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri-UQAM

Résumé

Lors de cette conférence, je discuterai des substrats anatomiques impliqués, et particulièrement du rôle primordial que joue le système cortico-striatal et la moelle épinière, dans l’apprentissage d’habiletés motrices. Je résumerai ensuite nos travaux portant sur la contribution du sommeil dans la consolidation de ce type de mémoire procédurale.

Détails: http://www.evenements.uqam.ca/detail/641347-substrats-neuro-anatomiques-et-correlats-neuro-physiologiques-associes-a-lrapprentissage-et-consolidation-drhabiletes-motrices

La vidéo de la conférence est disponible.

Institut des sciences cognitives

Fondé en 2003, l'Institut des Sciences Cognitives de l'UQAM vise à favoriser la recherche et le développement de compétences dans le domaine des sciences cognitives, à en partager les connaissances, à faciliter les échanges interdisciplinaires et à animer la communauté locale.

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