• Bannière #6 de l'Institut des sciences cognitives

Conférences

Language Modality and the Acquisition of Signed Languages

Richard P. Meir, de l’Université du Texas à Austin, donnera le vendredi 17 octobre à 15h en salle W-5215 (UQAM, Pavillon Thérèse-Casgrain , métro Berri-UQAM) une conférence intitulée : “Language Modality and the Acquisition of Signed Languages”

There will be simultaneous sign language interpretation (LSQ).

Biographie : Richard Meier est professeur au département de linguistique de l’Université du Texas à Austin. Il a obtenu un B.A. en anthropologie de l’Université de Chicago, un M.A. en anthropologie de l’Université Washington à St. Louis, et un Ph.D. en linguistique de l’Université de Californie à San Diego. Depuis plus de 25 ans, ses recherches portent la structure des langues signées et l’acquisition de l’American Sign Language comme langue première.

Biography : Richard Meier is professor at the Department of Linguistics of the University of Texas at Austin. He has a B. A. in anthropology from the University of Chicago, an M.A. in anthropology from Washington University, St. Louis, and a Ph. D. in linguistics from the University of California, San Diego. For more than 25 years, he has conducted research on the linguistic structure of signed languages, and the acquisition of American Sign Language as a first language.

Abstract : We now know that there are two major transmission channels for the production and perception of language : the oral-aural modality of spoken languages and the visual-gestural modality of signed languages. The distinct properties of the two language modalities and the unusual demographics of signing communities allow researchers on signed languages to test a variety of interesting questions that could not readily be examined if language acquisition research were confined to spoken languages.

I begin by considering the implications of language modality for the overall timecourse of language development. Given the ubiquity of spoken languages in hearing communities and given arguments that humans and speech have co-evolved, we might expect that children learning signed languages would be disadvantated. To address this issue, I review evidence concerning the milestones of language development in sign and speech.

The speech and sign modalities differ in the resources that they make available to learners and the constraints that they impose on learners. For example, a child learning a signed label must divide his/her visual attention between the mother’s signing and the objects to which she refers. In this light, I will consider data from child-directed signing that suggests the ways in which Deaf mothers accommodate the attentional capacities of their deaf children. The visual-gestural modality also makes certain resources available to signed languages that are largely unavailable to spoken languages. In particular, signed languages have much richer resources for iconic representation than so spoken languages. By looking at naturalistically-collected data from four deaf children of Deaf parents, I examine the extent to which infants, ages 8-17 months, make use of these iconic resources in their early sign productions. I will argue that early sign production is largely guided by articulatory or motor constraints, some common to sign and speech, but others which are specific to the visual-gestural modality.

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Language as Kludge

Gary Marcus, de New York University, donnera le vendredi 10 octobre à 15h en salle DS-1950 (UQAM, Pavillon De Sève, métro Berri-UQAM) une conférence intitulée : “Language as Kluge”

Résumé : In fields ranging from reasoning to linguistics, the idea of humans as perfect, rational, optimal creatures is making a comeback – but should it be ? Hamlet’s musings that the mind was “noble in reason ….infinite in faculty” have their counterparts in recent scholarly claims that the mind consists of an “accumulation of superlatively well- engineered designs” shaped by the process of natural selection (Tooby and Cosmides, 1995), and the 2006 suggestions of Bayesian cognitive scientists Chater, Tenenbaum and Yuille that “it seems increasingly plausible that human cognition may be explicable in rational probabilistic terms and that, in core domains, human cognition approaches an optimal level of performance”, as well as in Chomsky’s recent suggestions that language is close “to what some super-engineer would construct, given the conditions that the language faculty must satisfy”.

In this talk, I will I argue that this resurgent enthusiasm for rationality (in cognition) and optimality (in language) is misplaced, and that the assumption that evolution tends creatures towards”superlative adaptation” ought to be considerably tempered by recognition of what Stephen Jay Gould called “remnants of history”, or what I call evolutionary inertia. The thrust of my argument is that the mind in general, and language in particular, might be better seen as what engineers call a kluge : clumsy and inelegant, yet remarkably effective.

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Développements récents en traitement de la parole

Douglas O’Shaughnessy, de l’Institut National de la Recherche Scientifique (Énergie, Matériaux et Télécommunication), donnera le vendredi 14 mars à 15h en salle DS-1950 (UQAM, Pavillon De Sève, métro Berri-UQAM) une conférence intitulée : “Développements récents en traitement de la parole”

Résumé : On cherche la résolution de problèmes majeurs en la reconnaissance de parole. Nous examinerons l’efficacité de différentes méthodes d’analyse spectrale qui pourraient conduire au développement de systèmes plus performants, c’est-à-dire plus précis et exigeant de moins grandes capacités de calculs. Il s’agit d’améliorer la performance d’algorithmes qui traduisent tout signal de parole en forme de texte correspondant, et ce tant pour le français que pour l’anglais. Les différentes applications devraient pouvoir fonctionner avec de la parole continue et spontanée, éventuellement par téléphone, pour des vocabulaires limités mais de différentes tailles.

On étudie l’analyse de la parole par ordinateur, la synthèse de la parole à partir du texte, la reconnaissance de la parole, la reconnaissance d’interlocuteur, et le rehaussement de la parole bruitée. Tous les aspects de traitement de la parole s’intègrent dans le domaine du multimédia et des interactions entre les humains et les machines (e.g., ordinateurs). Il s’agit de communications, souvent à distance, permettant d’obtenir et de manipuler des informations par l’intermédiaire des sens naturels chez l’être l’humain.

L’application principale est la reconnaissance automatique de la parole dont la production est continue et à vocabulaire moyen, pour des conversations pratiques, souvent par téléphone ou dans des environnements bruités. On fait la conception des logiciels et de l’analyse de la parole, capables de traiter de la parole avec distorsions. On cherche à trouver une meilleure façon d’analyse spectrale plus robuste contre les distorsions. Les outils qui existent dans ce domaine sont limités en application, à cause d’un manque de compréhension de la manière dont l’humain génére et comprend la parole. On cherchera à mieux comprendre ces points.

Biographie : Dans le domaine du traitement de parole, le professeur Douglas O’Shaughnessy est bien connu. Son texte (Speech Communication) est un livre de base étudié à travers le monde, par tous les étudiants qui étudient la parole et par tous les chercheurs dans le champs de traitement de la parole (i.e., codage, reconnaissance, synthèse). Actif depuis plus de 30 ans dans ce domaine d’activté, il a publié des dizaines d’articles dans des journaux importants et il a présenté plus que 100 conférences. Il a dirigé des dizaines d’étudiants dans leurs mémoires et thèses, et dirige toujours une équipe désireuse de faire avancer la recherche vers un système de dialogue verbal qui remplacerait l’exigence à taper sur le clavier de téléphone pour avoir accès à de l’information. Il est Fellow de l’IEEE et de l’ASA (Acoustical Society of America) et il est éditeur en chef d’un journal technique et éditeur associé à trois autres.

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Théorie linguistique et origine du langage

Denis Bouchard, Professeur au département de linguistique et didactique des langues, Université du Québec à Montréal, donnera le vendredi 15 février à 15h en salle DS-1950 (UQAM, Pavillon De Sève, métro Berri-UQAM) une conférence intitulée : “Théorie linguistique et origine du langage”

Résumé : Comprendre la faculté de langage, c’est comprendre la nature et le fonctionnement de ses mécanismes. Mais c’est aussi comprendre l’origine de ces mécanismes, comment et pourquoi les humains ont bifurqué et se distinguent des autres animaux.

Il y a de nombreux travaux qui spéculent sur quand et pourquoi les humains ont commencé une communication symbolique. Toutefois, ceci est trop vague pour un linguiste. Il faut répondre à une question plus précise : Pourquoi et comment le langage s’est-il développé avec les propriétés que l’on observe (plutôt que d’autres logiquement possibles) ?

Je présente trois hypothèses où il y a au moins un linguiste qui est impliqué, soit celles de (i) Jackendoff et Pinker, (ii) Bickerton, et (iii) Hauser, Chomsky & Fitch. Je discute leurs hypothèses concernant l’origine de deux propriétés élémentaires du langage : le signe saussurien et la récursivité. Il y a des lacunes importantes dans leurs réponses à cause de leur approche trop axée sur les propriétés formelles du langage. Je présente une alternative où l’emphase est mise sur les substances du langage. En plus de fournir une explication nouvelle à l’émergence du signe et de la récursivité, cette approche apporte un éclairage différent sur l’hypothèse très répandue que le langage s’est développé en deux grandes étapes : un protolangage sans structure, puis l’émergence abrupte de la syntaxe complexe en même temps que se produisait une explosion de créativité dans la fabrication d’outils et d’objets symboliques. Cette hypothèse repose sur l’a priori linguistique qu’il y a une différence fondamentale entre les signes et la syntaxe. Or dans mon approche néosaussurienne, signes et syntaxe sont constitués à partir des mêmes substances, la syntaxe n’étant qu’un ensemble de signes combinatoires. Comme les uni-signes et les combi-signes sont faits des mêmes matières et qu’ils sont apparus pour les mêmes raisons, il ne peut y avoir un écart aussi considérable (un million d’années pour certains) entre l’émergence des deux : c’est plutôt de l’ordre d’une génération tout au plus.

Comme elle est basée sur des propriétés de substances, mon analyse permet mettre en relation trois caractéristiques uniques aux humains : leur langage, leur Théorie de l’Esprit, et leurs neurones miroirs. Les deux premières découlent en fait de leurs neurones miroirs, qui fonctionnent sur des représentations abstraites plutôt que directement sur des intrants sensoriels.

Biographie : Denis Bouchard a étudié au Massachussets Institute of Technology (MIT), où il a obtenu un Ph. D. en linguistique, en 1982. Noam Chomsky y fut le directeur de sa thèse On the Content of Empty Categories. Après avoir enseigné aux universités d’Ottawa, du Texas et de la Floride, il est devenu professeur au Département de linguistique et de didactique des langues de l’UQAM en 1988. Il s’est absenté de l’UQAM en 1999-2000 pour occuper une charge de professeur à l’Université de Paris 8. Sa recherche porte sur la théorie de la syntaxe et de la sémantique, la syntaxe du français et la syntaxe de la langue des signes québécoise. En 2005, il a reçu du Conseil des Arts du Canada une prestigieuse bourse de recherche Killam qui lui a permis de se consacrer à plein temps, pendant deux ans, à la recherche, dont une grande partie a porté sur l’origine du langage.

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Plasticité et réorganisation fonctionnelle chez la personne aveugle ou sourde – imagerie cérébrale et comportement

Franco Lepore, Professeur au département de Psychologie, et Directeur du Centre de recherche en neuropsychologie et cognition (CERNEC), Université de Montréal, donnera le vendredi 30 novembre à 15h en salle DS-1950 (UQAM, Pavillon De Sève, métro Berri-UQAM) une conférence intitulée : “Plasticité et réorganisation fonctionnelle chez la personne aveugle ou sourde – imagerie cérébrale et comportement”

Résumé : À la naissance, les systèmes sensoriels sont relativement bien organisés tant du point de vue structurel que fonctionnel. Il y a néanmoins divers facteurs qui peuvent substantiellement modifier leur activité cérébrale : c’est le cas de la perte d’une fonction sensorielle qui résulte d’une atteinte aux structures périphériques. .Dans le cas de la cécité, nous allons démontrer que la personne aveugle compense pour cette perte en démontrant une meilleure discrimination de la tonalité d’un son ainsi que de sa localisation dans l’espace. Au niveau électrophysiologique, les potentiels évoqués auditifs montrent que la partie postérieure du cortex, soit le cortex visuel, est activé par des sons et que les ondes cérébrales theta, alpha et beta montrent une plus forte corrélation entre le cortex visuel et auditif. L’Imagerie par Émission de Positons, qui a une meilleure résolution spatiale, montre que l’activation des aires du cortex visuel dorsal est corrélée avec la performance des sujets. Nous avons aussi démontré que ces personnes peuvent apprendre à utiliser une prothèse, qui transforme l’image visuelle en sons modules, pour reconnaitre des formes simples. De plus, l’inactivation du cortex visuel par la Stimulation Magnétique Trans-crânienne diminue cette capacité de reconnaissance. Pour ce qui est de la personne sourde, nous avons aussi démontré qu’elle recrute les aires auditives pour réaliser des tâches de nature visuelles. De plus, nous avons examiné pourquoi certaines personnes sont très efficaces dans l’utilisation d’un implant cochléaire pour reconnaitre le langage oral : il semble que lors du rétablissement de la fonction auditive par la prothèse, le cortex auditif des personnes hautement fonctionnelles dans l’utilisation de l’implant n’est plus active par des stimuli visuels alors que ceux qui ont de la difficulté à reconnaitre le langage parlé continuent à activer le cortex auditif lorsque confrontés à une stimulation visuelle.

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The Parallel Architecture and its Role in Linguistics and Cognitive Science

Ray Jackendoff, co-directeur du Center for Cognitive Studies, Tufts University, donnera le vendredi 26 octobre à 15h en salle DS-R510 (UQAM, Pavillon De Sève, métro Berri-UQAM) une conférence intitulée : “The Parallel Architecture and its Role in Linguistics and Cognitive Science “

Résumé : The Parallel Architecture shares the concerns of classical generative grammar with the psychological and biological foundations of the language capacity. However, it argues for different formal machinery, in which there are multiple independent sources of combinatoriality (phonology, syntax, and semantics) connected by interface components. Each of the major components in turn is articulated into a number of independent tiers. Words are treated as part of the interface components, linking the independent structures. This approach integrates aspects of many nonclassical generative theories, makes possible more perspicuous descriptions of many well-known linguistic phenomena, and provides a far closer linkage to psycholinguistics, neuroscience, and evolutionary psychology than has been heretofore possible.

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Situated cognition and the extended mind hypothesis

Andrew Brook, professeur de philosophie et sciences cognitives, et directeur de l’Institut des sciences cognitives de Carleton University, donnera le vendredi 28 septembre à 15h en salle DS-1950 (UQAM, Pavillon De Sève, métro Berri-UQAM) une conférence intitulée : “Situated cognition and the extended mind hypothesis”

My BlackBerry and Me : Forever One or Just Friends ?

Abstract The idea that something about cognition lies outside the brain and even the skin is central to a number of significant recent developments in cognitive science and philosophy of mind. Loosely grouped under the label, ‘situated cognition’, all variants of this view hold that the various contexts of cognition are crucial to it in some way. However, there is a big division over what way. Indeed, there are a number of divisions over what way but the one on which I will focus is whether contexts are just causally linked to cognition or are actually part of cognition, some contexts at any rate. However crucial researchers of the former persuasion take context to be, they do not mess around with the traditional boundary between mind and world. Researchers of the second persuasion do challenge that boundary. They hold that in some respects the mind actually extends beyond the brain and skin, that something outside the body constitutes part of the mind. This idea can take at least three forms :

(i) A claim that there is a normative and therefore a social dimension to mindedness (the normativity of mind hypothesis),

(ii) A claim that semantic or representational content consists of a relationship between representational vehicles and something else (externalism).

(iii) The hypothesis of the extended mind (Clark and Chalmers 1995).

After a short introduction to situated cognition and the normativity view, we will focus on externalism and the extended mind hypothesis. The internet and wireless appliances such as the BlackBerry are an interesting test case, especially for the latter. On a credible view of the boundaries of the mind that we will introduce, we will find nothing supporting the idea that the mind extends beyond brain or skin.

Biographical Note Andrew Brook (D.Phil., Oxon.) is Chancellor’s Professor of Philosophy and Director of the Institute of Cognitive Science at Carleton University, Ottawa, Canada. He is the author of Kant and the Mind (Cambridge 1994) and has written or edited five other books and about 80 papers, chapters, etc. A new book, A Unified Theory of Consciousness, written with Paul Raymont is forthcoming from MIT Press. He is a past-president of the Canadian Philosophical Association.

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The Recursive Mind

As part of the tennet conference (A biennial meeting of Theoretical & Experimental Neuropsychology, hosted this year at UQAM, Montréal, http://www.tennet.ca/), prof. Michael Corballis will give a talk on the recursive mind.

June 22nd 2007 at 15h30 room DS-R510.

Keynote address by Prof. Michael Corballis, University of Auckland, New Zealand, Department of Psychology

The Recursive Mind

A number of mental capacities are widely regarded as uniquely human : these include language, counting, theory of mind, the concept of self, episodic memory, and mental time travel. A critical ingredient of all of them is recursion. Dr. Corballis will discuss the nature and evolution of recursion, and the challenge it poses for neuroscience.

The talk will take place in the room DS-R510, at Université du Québec à Montreal, 320 Ste-Catherine Street East.

Everyone is welcome !

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COGNITIO 2007

L’ISC participe à l’organisation de l’édition 2007 de Cognitio, une conférence jeunes chercheurs de grande qualité se tenant chaque année à l’UQAM depuis 2004. Le thème de cette année est la cognition sociale, en lien avec la future école d’été 2008 “Minds and Societies” actuellement en préparation par l’ISC.

Nous vous invitons à venir assister à ces trois journées (entrée libre), du 15 au 17 juin, qui ont rassemblé l’année dernière plus de 80 personne de 14 pays différents.

Toutes les informations sont disponibles sur le site de Cognitio

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Institut des sciences cognitives

Fondé en 2003, l'Institut des Sciences Cognitives de l'UQAM vise à favoriser la recherche et le développement de compétences dans le domaine des sciences cognitives, à en partager les connaissances, à faciliter les échanges interdisciplinaires et à animer la communauté locale.

Coordonnées

Institut des sciences cognitives
Local DS-4202
320, rue Sainte-Catherine Est
Montréal (Québec) H2X 1L7